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SURUI


Par leurs chants,
les oiseaux nous transmettent
des messages,
de bon comme de mauvais
augure.
Les animaux nous préviennent
des
dangers et rendent
nos vies plus sûres et saines,
en
harmonie avec la nature..

Almir Surui

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Le problème est moins le manque absolu de babaçu, mais leur localisation loin des villages. Selon l’ingénieur forestier cette espèce est de culture très facile. Elle demande néanmoins beaucoup de lumière et doit être plantée dans un lieu très déforesté, comme un pâturage, proche du village. Sa facilité de culture et sa présence dans la zone permet de collecter les plants sur place.

Palmier açaí (Euterpe oleracea)
Cette espèce sert, par son feuillage, à l’artisanat, à la couverture des maisons et au principal rituel (la grande fête Mapimaí, toujours pratiquée, bien qu’épisodiquement, notamment faute de « paille » pour fabriquer les costumes) à l’alimentation (fruits, désormais consommés par les Suruí). La commercialisation du fruit est envisageable, son prix est tout à fait rentable (supérieur à celui du café), mais à condition de disposer de moyens d’évacuation :
non-réfrigiré, il se périme au bout de 2 à 3 jours. Cette espèce ne se trouve qu’en faible nombre sur les terres suruí, et seulement dans une zone éloignée des principaux villages, qui ne peuvent donc ni l’exploiter, ni accomplir leurs rituels.

Selon l’ingénieur forestier, sa culture est assez aisée. Elle prête bien à une plantation dans une zone de capoeira ou de forêt secondaire, en ouvrant des tranchées (« picadas ») à la machette pour laisser un espace de croissance aux arbres, qui doivent être plantés tous les 10 m. Il faut choisir un lieu assez humide, où l’eau soit assez peu profonde dans le sol, donc plutôt dans un fond de vallon, près d’un ruisseau.

Palmier tucumã (Astrocaryum aculeatum)
Cette espèce est cruciale pour la confection d’artisanat : les perles noires confectionnées à partir de la coque du noyau de son fruit entrent dans la confection de pratiquement tous les bijoux, accessoires et décorations (colliers, anneaux, ceintures, bracelets, etc.). Or les tucumã n’existent quasiment pas dans la réserve ; les lieux où ils poussent se sont trouvés exclus de la démarcation de leurs terres. Ils sont donc contraints de s’approvisionner chez les Blancs, et de demander la permission de ceux-ci pour collecter ces coques, voire de payer – alors même que cette espèce n’est d’aucune utilité pour les Blancs de la région, qui ne consomment même pas son fruit. Sa réintroduction est donc tout à fait prioritaire aux yeux des Suruí.

Selon l’ingénieur forestier, sa culture ne pose pas de problème particulier, sinon celui de s’approvisionner en semences ou pousses de cette espèce sans valeur commerciale. La même technique que celle utilisée pour l’açaí peut être mise en oeuvre (tranchées dans la forêt jeune, espace de 10 m), sans nécessiter un lieu aussi humide. On ne peut cependant pas planter les deux espèces ensemble : les grandes épines du tronc du tucumã rendraient dangereuse la collecte des fruits et du feuillage de l’açaí voisin.

Palmier pupunha (Bactris gasipaes)
Cette espèce, au bois très dur, sert aux Suruí à la confection de certains objets, notamment des arcs (toujours utilisés pour la chasse, bien que les fusils le soient aussi largement) et de certains objets d’artisanat (couteaux et poignards de bois, qui ont perdu toute utilité autre que décorative et commerciale) ; elle sert aussi à certaines pièces dans l’architecture traditionnelle. Son fruit est consommé par les Suruí. L’espèce n’a pas disparu, mais se trouve en trop faible nombre.

Selon l’ingénieur forestier, sa culture ne pose pas de problème particulier. Néanmoins elle demande de la lumière, et convient donc bien à des lieux assez déforestés. Il suggère notamment de la planter en file le long des pistes qui ont été ouvertes et abandonnées dans la forêt par les bûcherons, ou le long de celles qui servent à la circulation entre les villages : la collecte des fruits en serait ainsi facilitée.

Castanheira (Bertholletia excelsa)
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